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Mathilde

Gérante et monitrice

Aussi loin que je me souvienne, ma vie est intimement liée aux chevaux.

Tout a commencé à poney, toute petite, avec les classiques baptêmes, puis très vite l’inscription dans un centre équestre. Je me souviens encore de la boule au ventre avant d’y aller. Est-ce que ce serait la gentille… ou la méchante ?Entre la peur des cris et l’envie profonde d’être simplement auprès des chevaux, une dualité s’installait.

À cette époque, je me suis fait une promesse une de ces promesses d’enfant, fortes et tenaces :un jour, je ferais autrement. Parce que l’apprentissage ne devrait jamais être associé à la peur, et que personne ne mérite d’être maltraité par amour.

Les années ont passé, toujours entremêlées avec l’univers du cheval. Mon chemin s’est construit au fil des rencontres : certaines personnes extraordinaires dans leur relation à l’animal, d’autres persuadées que l’adhésion s’obtient par la soumission ou la violence.

Au fil de ces expériences, les diplômes sont arrivés, acquis parfois avec facilité, parfois avec contrainte. Mais une chose restait profondément ancrée en moi : cette volonté farouche de faire évoluer les choses.

J’ai commencé à travailler comme enseignante. Pourtant, quelque chose ne résonnait pas. La transmission était souvent faussée par les conditions de vie dans les centres équestres. Le rythme imposé, autant aux humains qu’aux chevaux, ne laissait ni le temps ni l’espace pour réfléchir, comprendre et faire autrement.

Puis la vie m’a menée à la Ferme Équestre du Rousset.

Un lieu au cœur de la nature, un peu à l’écart du monde, entouré de montagnes… et bien sûr d’équidés.C’est là que j’ai réellement commencé à déconstruire pour apprendre mon métier.

J’ai compris que le rythme à suivre n’était pas le mien, mais celui des chevaux.J’ai aussi réalisé que certaines pratiques, pourtant transmises comme normales, pouvaient générer de la contrainte ou de l’inconfort.

Peu à peu, j’ai commencé à transformer ma manière de travailler et de penser.

Enlever les mors des bouches, parce que l’idée d’introduire un morceau de métal dans une muqueuse pour obtenir le contrôle ne me semblait plus juste.

Enlever les fers, et accepter que ce qu’un pied nu ne peut pas faire dépend souvent de l’équilibre global du corps et de l’environnement.

Adapter l’enseignement aux capacités et aux envies des chevaux, afin de transmettre le partage et l’échange plutôt que la contrainte.

Repenser le matériel, pour qu’il respecte les conformations et les préférences de chaque individu.

La liste est longue, et le chemin est loin d’être achevé. Plus j’avance, plus j’ai le sentiment de me tenir au seuil d’une route dont l’horizon se recule  à chacun de mes pas. Pourtant, si je ne sais pas encore vraiment où elle me mène, je sais désormais avec une certitude tranquille ce que je ne veux plus.

Plus de raccourcis. Plus de choix par défaut.

J’essaie, avec le plus d’honnêteté possible, de regarder les choses telles qu’elles sont, d’apprendre à m’y adapter plutôt que de les forcer, afin de ne plus contraindre, ni le monde, ni moi-même.

Aujourd’hui, la ferme est devenue un espace un peu hors du temps, où humains et chevaux peuvent se rencontrer, se retrouver, chercher, comprendre et avancer ensemble.

De mon côté, je continue de me former avec une curiosité et une soif d’apprendre qui me semblent inépuisables.


Diplômes :

  • BPJEPS (Brevet Professionnel Équitation)

  • Saddle fitteuse – Formation en ergonomie équestre (Eugénie Cottereau)

  • ATE (Accompagnateur de Tourisme Équestre)

  • BFEE 1 (Brevet Fédéral Équitation Éthologique)


Spécialités :

  • Podologie

  • Analyse du cheval

  • Équitation de légèreté

  • Topographie


Intérêts : Nutrition équine, anatomie, kinésithérapie

Mathilde
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